Physiopathologie.
La luxation postérieure de l'épaule survient plus fréquemment lors d'un choc violent au niveau de la face antérieure de
l'épaule. On la retrouve parfois lors de crises d'épilepsie et dans les sports de contact (rugby,...).
Le mouvement d'adduction, flexion et rotation interne du bras peut également provoquer la luxation.
Contrairement à la luxation antéro-inférieure, la luxation postérieur est rarement totale, la tête humérale venant
s'enclaver dans le rebord glénoïdien postérieur. Une fracture enfoncement humérale antérieure du trochin par impaction
sur la glène favorise également ces récidives
Clinique.
Le patient présente une impotence totale du bras. celui-ci est fixé en rotation interne.
Le relief de l'épaule n'est pas modifié comme dans la luxation antéro-inférieure. La rotation externe est mécaniquement
impossible. On veillera toujours à rechercher les complications vasculaires et nerveuses du membre supérieur.
Imagerie.
La radiographie standard doit être finement analysée. Il n'y a pas de franche cassure du ceintre omo-huméral.
L'interligne articulaire n'est pas visualisé du fait du chevauchement de la tête huméral et du rebord glénoïdien.
| Epaule normale de face, interligne nettement visualisé |
| Luxation gléno-humérale postérieure de face. Disparition de l'interligne articulaire |
| A droite : Luxation gléno-humérale postérieure de face. Enclavement de la tête humérale dans le rebord glénoïdien postérieur. |
| Epaule gauche : Scanner normale de l'épaule. Centrage parfait de la tête huméral dans la glène |
En cas de doute le scanner osseux est parfois nécessaire. Il confirmera la luxation postérieure.
Traitement.
Une réduction en urgence est réalisée le plus souvent sous anesthésie générale.Une immobilisation du bras en rotation
externe est réalisée pendant 45 jours suivie d'une rééducation progressive.
Dr Hervé AUQUIER